As above as below

Comme pour clôturer ce passage, pour lever le voile et briser le silence qui règne autour des « fausses couches » (qui n’ont rien de faux d’ailleurs ) et ivg, j’avais envie de poster ceci.
24.11 – j’ai envie de croire que c’est toi qui te cache dans le ciel petit ange. Merci d’être apparu.Merci de m’avoir habité 9 semaines. Merci de m’avoir prouvé que c’est possible.
Merci de repartir aussi follement que le jour où tu t’es manifesté, un soir de pleine lune.
02.12 Ca y est, t’es parti, comme si t’avais entendu mes prières dans mes moments de misères, comme si t’avais pas osé prendre ta place. Effet miroir. T’as eu l’audace de t’arrêter de grandir, comme ça sans prévenir. Alors j’ai récupéré ce que j’ai pu de toi, pour faire fleurir quelque chose. J’ai creusé le lendemain dans la terre.
J’ai versé jusqu’à la dernier goutte jusqu’à la dernière larme le souvenir de cette première grossesse qui me laisse un goût de trop peu.
Le goût et l’envie d’enfanter un jour. Le goût de l’injustice et du rejet, comme pour revivre une dixième fois ces blessures et enfin les guérir.
Je t’oublie pas, j’oublierai jamais les sensations que t’as inscrit dans mon corps ni les messages que tu m’as donnés. Pour tout ça
Merci
Merci
Merci ❄️💙❄️💙❄️

Se jeter à l’eau

Les mots basculent, bousculent et brillent.

L’année s’achève bientôt sur une note poivre et sel, celle qui apaise après des semaines à naviguer dans des eaux remuées.

C’est une eau limpide où je veux me jeter, sentir le contact de mes pieds sur la surface de cet élément, ce fragment de seconde ou tout se rompt. Ce moment où l’on se jette à l’eau sans vraiment bien savoir la saveur qu’aura ces profondeurs.

Ne plus rien entendre quelques secondes. Le temps s’est suspendu, doucement retourner comme un bouchon vers le haut et ressentir la lumière, prendre une première bouffée d’air. Enfin.

Aimer d’abord

Et un jour vient le déclic. Celui d’accepter l’amour qu’on reçoit et ne plus fantasmer une ancienne relation. Celui qui me rejetait à demi mots est désormais classé, nous alimentions encore des braises desséchées comme pour s’assurer que l’autre était encore un peu là, tout en continuant notre route. Peur de ne pas revivre quelque chose d’aussi beau, peur d’être aimée et d’être complètement là. Puis parler, parler, parler. Parler pour de vrai, entendre entre les lignes que tout ce que je m’étais racontée était pur fruit de mon imagination débordante. Pur fruit de la jungle de mon esprit.

Je termine au même moment de lire « la voix de la connaissance » du même auteur que les quatre accords toltèques. Je me sens libérée. Libérée de la cage de mon passé. Prête à recevoir son amour, cette personne qui signe un contrat le jour où je démissionne, hors normes mais pleinement ici et présent physiquement. Je l’ai aimé au premier regard, je ne m’y sens pas attachée ce qui m’a valu d’essayer de m’en « débarrasser » parce que j’ai souvent confondu attachement et sentiments. Cette frontière fine. Chaque jour de l’eau pour faire pousser la bouture d’ananas, un peu d’eau pour faire grandir l’amour. Dans « The art of not giving a fuck » Mark Manson explique qu’une relation se construit, que l’exclusivité s’établit, que le plus grande des satisfactions sera dans cette unicité et non plus dans la multiplication des relations. Merci 🙏🏽

Je voudrais lui dire…

Je voudrais lui dire comme il me manque, sa peau, son odeur, ses éclats de rire.

Je voudrais lui dire comme son cœur continue de sourire au mien, malgré la distance.

Je voudrais lui dire comme je m’en moque. De ce que les gens pensent. De ce que les gens disent.

Je voudrais lui dire que les voyages n’ont pas la même saveur, les mêmes empreintes sur le sol, le vide est toujours là.

Les règles de la mer rouge

6 aout 2019

Dans la nuit de samedi à dimanche passé, mon amoureux à droite, mon verre d’eau à gauche, je rêve que je nage avec des dauphins, je suis avec ma famille.

Deux jours plus tard, j’ai la dernière place sur le bateau Turquoise et Améthyste. Le voyage s’appelle « dauphins en famille, famille de dauphins ». Je m’en vais ce samedi vers la baie de Sataya en Egypte. On atterrira à Marsa Alam, première visite en 2007, premières sensations de plongée, sur ces terres incarnées, momifiées, du sable et désert chaud.

aquarium-aquatic-beautiful-2698871Y revenir maintenant n’est pas tout à fait un hasard, à cette période encore moins car j’aurai  « mes règles », je serai indisposée, avoir ses lunes dit-on dans d’autres cultures. Indisposée à quoi exactement? Indisposée (en théorie) à faire l’amour, indisposée à aller dans des huttes de sudations, mais disposée surtout à se retrouver, à se purifier, à se régénérer, se retrouver soi contre soi, sentir la fertilité, ce cycle éternel d’une phase de vie calqué sur le rythme éternel de la lune.

Mon voeux est que notre société ne voit plus ces périodes féminines de quelques jours comme une tare, comme un poids, tout au plus comme une bonne excuse pour rater des cours de gym quand t’es ado, comme une période répit avec ton partenaire, mais plutôt comme une période de célébration, de ce retour à soi, de ce corps qui te parle, et cela n’exclut pas la douleur, mais écoute ce sang qui coule en toi, chaque jour qui pulse dans tes veines, écoute ce sang magique et sacré qui fût un temps était utilisé pour fertiliser les terre.

Revenir à cette source. Source de vie, source de tes envies, lieu ton chakra sacré. Peu importe le nom. Reprendre conscience de ces organes internes en général en fait c’est comme mettre en lumière tes trésors. Les démystifier, les chérir et accepter les temps de jachère, au lieu d’essayer de les faire taire. Si ce sujet t’intéresse il y a deux livres que j’ai lu récemment et qui m’ont fortement inspirés:

 

Partir plonger en mer rouge en étant mer rouge. L’aventure est partout et l’abondance aussi.

Redécouvrir le vent

C’est pour me souvenir de la chaleur de juillet 2019, de ces chaudes nuit d’été, de la sensation d’être dans un four, car même dans le désert l’air y est plus suave.

Puis redécouvrir le vent, le souffle qui revient au ventre, celui qui te soulève la jupe et tous les plis sous la peau.

Ce vent qui te débarrasse d’un passé qui n’a plus rien à faire là, celui qui te pousse à aller de l’avant, te pousse dans les bras du prochain, t’engage dans un nouveau chapitre qui en fait, a déjà commencé. Il vient or-donner.

Le vent se confie aux arbres et le vent se confie à toi. Il te souffle à l’oreille les secrets bien gardés d’autres contrées et c’est tout. Sois à l’écoute.

Laisser la vie choisir

Je laisse la vie choisir pour moi ces temps ci car je suis incapable de prendre une décision. Je laisse la vie modeler mes plans, je laisse les rencontres façonner l’été et les longues soirées d’été. Je laisse mon cœur ouvert, grand ouvert et œuvrer. Je laisse ma créativité l’emporter. Fabriquer du papier au lieu de coudre des sacs, cuisiner au lieu de refaire mon CV, boire du café, manger des glaces et garder la paperasse empilée, là.

Je laisse la vie choisir me montrer quel chemin prendre et me rappeler que peu importe la destination, c’est le voyage qui compte.

Je laisse la vie décider de quelle sera la prochaine opportunité, je n’ai aucun contrôle, si ce n’est que celui d’aller dans le sens de la vie, celle qui sonne juste, lâcher prise, quand il faut.

This is our rule

Je suis indignée face à cette nouvelle loi anti avortement aux États Unis. Dégoutée de voir qu’au 21ième siècle une poignée d’hommes âgés, blancs, aient encore un tel pouvoir sur le corps de milliers de femmes. Quelle illusion.

De quel droit?

C’est dans mes gênes et dans ma peau. Ma grand mère paternelle a vécu les erreurs/horreurs, de « la police des règles ». Merci – pas merci – le communisme. Est ce que ces sénateurs ont vu ce film roumain qui montre les dessous d’un de réseau d’avortements clandestins?

Au Pérou les femmes indigènes sous le régime de Fujimori étaient stérilisées à leur insu, prise au piège d’un soi disant test médical. Comme si c’était des chats. Une « race » bien trop belle que pour être reproduite. Sans doute en avait il trop peur…

la liste des pays est longue et il y a peut être de meilleures conditions pour écrire à ce sujet qu’avec trois verres de rouge et la pleine lune en scorpion.

Je pense à toutes ces femmes qui ne disposent pas entièrement de leur corps physique. Je pense à toutes ces femmes qui ont perdu un enfant, celles qui n’en ont pas voulu et en ont eu quand même. Celles qui en ont eu malgré tout et ont le courage de l’accueillir dans ce monde. À toutes celles qui en auront, à toutes celles qui n’en auront pas.

Jamais deux sans trois

 

Quand quelqu’un se fait licencié on dit qu’on l’a remercié. Aujourd’hui je me suis auto-remerciée.

Remerciée de m’être donnée autant, remerciée de me laisser une nouvelle chance, une page blanche.

Remercier toutes ces rencontres qui m’ont permis d’y arriver. Remercier ces personnes qui m’ont inspirées.

De lever ces barrières mentales, de me respecter, de me laisser vivre, de me foutre la paix.

Et prête à recevoir toute la beauté du chaos 💖